Jérôme Carbriand
Jérôme Carbriand

Le candidat LR soutenu par le RN dans la 4e circonscription de l’Essonne a tenu un blog de 2012 à 2014 comme l’a découvert L’Humanité, dans lequel il tenait des propos tout à fait curieux.

L’Humanité s’interroge ainsi sur ce texte qui fait l’éloge « « de nos aïeux Francs et Aryens ». « Les descendants des Aryens, eux possèdent un génie pour le courage », écrit encore Jérôme Carbriand, en janvier 2014. Le mot « Aryen » (ou l’un de ses dérivés) apparaît 17 fois au cours de cet essai. Ce terme, désignant à l’origine des peuples indo-iraniens, a été ensuite utilisé de manière erronée par les théoriciens occidentaux de la « race », pour définir la matrice raciale et « supérieure » de l’Occident. Le concept a irrigué les racismes du XIXe au XXe siècle, du Français Arthur de Gobineau (Essai sur l’inégalité des races humaines, 1853) aux intellectuels nazis« .

Jérôme Carbriand s’épanche également sur le « pédéraste » qui selon lui aurait « raté un stage de la sexualité, a en lui un manque« .

Sur les Juifs, Jérôme Carbriand écrit : « « On comprend aisément pourquoi aujourd’hui les représentants de la communauté juive se font d’ardents défenseurs du modernisme progressiste, il paraît donc logique qu’ils s’emploient à appliquer à l’humanité tout entière leur mode de vie nomade, avance Jérôme Carbriand. Il est bien cohérent que ces gens-là soutiennent une mondialisation destructrice de toutes les nations, apatride, globalisante, car il faut lisser les différences, uniformiser autour des critères de sélection moderne. » Interrogé sur ses lignes, Jérôme Carbriand se défend en arguant « traiter de l’opposition civilisationnelle entre nomades et sédentaires, que l’on retrouve dans le mythe biblique d’Abel et Caïn. Comment traiter de cette question sans évoquer la figure du Juif errant, qui est un classique ? J’oppose ainsi le cosmopolitisme – que je condamne – et l’enracinement. » « Vous confondez une critique des idées globalistes et cosmopolites avec une attaque contre une communauté spécifique »« , note l’Humanité.

Jérôme Carbriand défend ses écrits passés dans un texte sur Medium. Et cela laisse rêveur.